PER : ce qui change en 2026 pour les médecins et pharmaciens hospitaliers

PER : ce qui change en 2026 pour les médecins et pharmaciens hospitaliers

Le Plan d’Épargne Retraite (PER) reste un outil pertinent d’optimisation fiscale et de préparation de la retraite pour les praticiens hospitaliers. Toutefois, le cadre évolue. Il dépend désormais davantage du timing des versements et de la stratégie de sortie. Le budget 2026 introduit deux modifications qui impactent directement la stratégie de versement et la fiscalité à la sortie.

Pour les médecins et pharmaciens hospitaliers, souvent concernés par des carrières longues, des revenus évolutifs et des dispositifs cumulés (IRCANTEC, retraite hospitalière, activité libérale éventuelle), ces ajustements nécessitent une analyse précise. 

Pour les praticiens hospitaliers et les plus jeunes, l’enjeu n’est pas seulement fiscal : il s’agit de sécuriser son niveau de vie à la retraite tout en optimisant les arbitrages pendant la carrière.

Voici l’essentiel à retenir.

Une fiscalité alourdie

Le taux de CSG sur les revenus du capital (incluant les produits générés par un PER) est augmenté :

  • Il passe de 9,2 % à 10,6 %
  • Cela porte le taux global des prélèvements sociaux lorsque vous récupérer vos droits retraite complémentaire de 17,2 à 18,6 %.

La rentabilité nette obtenue à la retraite sur votre PER sera mécaniquement plus faible.

Suppression de la déductibilité des versements après 70 ans

Jusqu’à présent, il était possible de continuer à verser sur un PER après 70 ans tout en bénéficiant d’un avantage fiscal à l’entrée (déduction du revenu imposable dans la limite des plafonds disponibles).

Désormais, cette faculté de déduction est supprimée pour les primes versées après 70 ans.

Ce changement ne ferme pas le PER après 70 ans : vous pouvez le conserver et continuer à verser sur votre contrat mais sans déduction fiscale.

Pour les praticiens hospitaliers qui envisageaient d’utiliser le PER comme outil tardif d’optimisation fiscale, la stratégie mérite d’être réévaluée.

La période de rattrapage du plafond de déduction non utilisé passe de 2 à 5 ans.

Qu’est-ce qui change concrètement ?

Cela augmente potentiellement le montant déductible de vos versements si vous n’avez pas utilisé vos plafonds d’années précédentes

Davantage de souplesse en cas :

d’augmentation significative de revenus,

de régularisation tardive,

ou de stratégie de versements concentrés sur certaines années.

Pour les médecins et pharmaciens hospitaliers dont les revenus peuvent varier (primes, gardes, activités annexes), cette mesure constitue un levier intéressant d’optimisation fiscale.

Qu’est-ce que cela implique pour les praticiens hospitaliers ?

Il est indispensable d’intégrer ces changements dans une stratégie globale incluant PER, prévoyance et sécurisation des revenus. A ce titre, il peut s’avérer utile de faire le point avec son conseiller et d’envisager :

  • D’utiliser pleinement les nouveaux délais de rattrapage.
  • Pour les plus anciens d’anticiper les versements avant 70 ans si l’objectif est l’optimisation fiscale.
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